
Au village Mwilu, situé à une quinzaine de kilomètres de Kolwezi sur la route Mwange, les habitants traversent une crise humanitaire et logistique majeure due au manque d’infrastructures de base. Le pont reliant cette localité à la ville s’est effondré suite aux pluies diluviennes de cette saison. Pour traverser la rivière Mwangeji, les usagers doivent désormais payer une taxe de passage improvisée. Pire encore, dès qu’il pleut, le trafic est totalement paralysé. Face à cette situation, la population locale lance un cri de détresse et sollicite l’intervention urgente des autorités compétentes.
Accéder au village Mwilu relève aujourd’hui d’un véritable parcours du combattant. Le pont jeté sur la rivière Mwangeji a totalement cédé, emporté par les précipitations exceptionnelles qui se sont abattues sur la province du Lualaba.
Sur place, le constat est amer et l’ingéniosité de survie côtoie l’anarchie. Désormais, seuls les motocyclistes parviennent encore à franchir la rive. Pour ce faire, ils doivent s’acquitter d’une somme d’argent exigée par des passeurs clandestins qui ont improvisé un péage de fortune.

Une taxe illégale qui pèse lourd sur le portefeuille des navetteurs quotidiens.
Pour les automobilistes, l’équation est encore plus complexe et économiquement invivable. Privés de ce point de passage stratégique, les camions et voitures n’ont d’autre choix que de faire un long et coûteux détour par la route Kazembe.
Ce rallongement des trajets entraîne une explosion des coûts de transport et retarde l’approvisionnement des marchés. Ce blocus infrastructurel asphyxie progressivement l’économie locale, coupant les producteurs agricoles de leur principal centre de consommation : la ville de Kolwezi.

Le calvaire des usagers atteint son paroxysme lors des intempéries. Dès qu’une pluie s’annonce, le site devient totalement impraticable, provoquant une paralysie totale du trafic. Les habitants se retrouvent alors coupés du reste de la province, exposés à des risques sanitaires accrus en cas d’urgence médicale.
Face à cette rupture de liaison, la résignation a laissé place à la colère. L’implication des autorités compétentes n’est plus une option, mais une urgence vitale pour la survie de ce village. La population du Lualaba attend désormais des actions concrètes pour le désenclavement immédiat de Mwilu.













