
Kolwezi, le 14 mai 2026 Le parvis de l’Assemblée provinciale du Lualaba s’est transformé en un véritable camp de réfugiés urbains. Des nattes jetées sur le sol poussiéreux et des pagnes humides dessinent désormais le décor de la misère. Après la démolition brutale de leurs maisons dans la cellule Golf ISTM, des dizaines de familles ont choisi le sit-in comme ultime recours.

Ici, le béton froid sert de lit. La protestation reste leur dernier rempart contre l’oubli. Livrés à eux-mêmes, ces hommes, ces femmes et ces enfants subissent de plein fouet la morsure des nuits fraîches. Sans abri, la communauté fait face à des risques sanitaires et sécuritaires majeurs. Ils dorment dans la précarité la plus totale, exposés aux intempéries et aux maladies vectorielles.

Derrière ce combat pour la justice se cache un sentiment profond d’abandon par l’État congolais. Malgré la souffrance qui s’accentue chaque nuit, la détermination des manifestants reste pourtant intacte.Le regard tourné vers les portes closes de l’hémicycle, ces délocalisés lancent un appel de détresse urgent au gouvernement provincial.

Ils exigent fermement la réévaluation d’une décision de déguerpissement qui les a plongés instantanément dans l’indigence.L’incertitude plane désormais sur la suite des événements. Reste à savoir combien de nuits de détresse il faudra encore pour que leur cri traverse enfin les murs épais du pouvoir provincial.














