Kolwezi: Début du procès de 8 présumés malfrats

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Ouverture, ce mardi 26 mai 2020, au tribunal militaire de garnison de Kolwezi, chef-lieu du Lualaba, du procès en chambre foraine opposant le ministère public aux 8 présumés bandits, la première journée de l’audience a été basée à l’identification des prévenus, avant que la cause ne soit renvoyée au 8 juin. 

Les Kolweziens sont venus en nombre dans la salle pour suivre de près le déroulement de l’audience opposant le ministère public à la bande des présuméscriminels poursuivis pour association des malfaiteurs, vols à mains armées et extorsions.

Le tribunal militaire de garnison a commencé par identifier les parties au procès et les prévenus. Trois parties civiles se sont constituées pour les deux faits différents : d’abord, celui du 15 mai perpétré au quartier Golf et celui du 29 mai opéré au quartier Joli-Site à la résidence du docteur Scooty Kabongo.

Déjà, le saint-esprit du droit s’est installé dans la salle. La partie défenderesse a soulevé les préalables: elle n’a pas été notifiée du lieu. De ce fait, le tribunal ne doit pas être saisi du dossier car, la partie de la défense estime que leurs clients n’ont pas été avisés du lieu de la tenue de l’audience; avis qui sera balayé d’un revers de la main par le ministère public et les parties civiles dans leur argumentaire.

L’audience s’est ouverte d’abord, en lieu ordinaire qui est le tribunal militaire de garnison avant d’être suspendue suite à l’impératif sanitaire pour reprendre dans un lieu non ordinaire. En fin de compte, le tribunal va juger la requête des prévenus recevable mais, non fondée. Et, ordonne la poursuite de l’audience.

Ensuite, le break observé. 
À la reprise, les parties de la défense ont toujours des munitions pour plonger les professionnels du droit dans un débat houleux. Dans leur mémoire unique, elles sollicitent l’annulation de PV d’auditions de l’OPJ de l’ANR. En les écoutants, leurs clients auraient reçu des tortures pour passer aux aveux. Après différentes réactions des parties au procès, le tribunal s’est prononcé.

En attendant la reprise de la cause renvoyée au lundi 8 juin.
À la prochaine audience, la République doit se représenter comme civilement responsable, étant donné que ce sont les administrés de la Police qui comparaissent.  

Wangu

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