Kolwezi : La flamme atteint son paroxysme sur la gestion de deux stades

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La ville de KOLWEZI, possède deux infrastructures sportives, abritant différents matchs et séances d’entraînement des équipes locales et certaines autres activités publiques. Après l’annonce de la mise en application de l’arrêté portant  facturation des locations,  les réactions fusent de partout.

Les torchons brûlent entre les journalistes sportifs de la capitale mondiale du cobalt, sur la gestion des frais, perçus par les administrateurs des stades MANIKA et Dominique DIUR.

Tout part de la majoration du prix pour l’occupation de ces infrastructures sportives qui revient actuellement à 100$ pour le stade de la gécamines et 200$ pour celui de la cité.

La question principale, qui fait objet de cette polémique, est celle de savoir la destination des fonds que génèrent ces deux installations.

Réagissant dans une vidéo, sur son compte Twitter, le commissaire aux sports de la province du Lualaba, Paulin KALAU, a fourni des explications sur les dépenses effectuées avec l’argent perçu.

«Vous posez la question de savoir comment les stades réquisitionnés ( MANIKA et Dominique DIUR), fonctionnent, et bien, il y a par exemple l’ administrateur qui gère le stade Dominique DIUR et qui  nous donne le rapport. Il programme les différentes activités au stade, comme à KOLWEZI nous n’avons pas assez des stades. La plupart des équipes utilisent ce stade et celui qui fait la programmation, il nous fait un état de lieu, s’il y a un problème, notamment le manque du carburant, le manque d’eau…C’est cet administrateur là qui nous fait d’une manière générale la situation de ce qui se passe au stade.

Là on doit être clair pour dire que le peu dont l’administrateur ramasse là bas avec ceux-là qui payent ne serait ce que 30.000fc, 20.000fc, tout dépend; On utilise cet argent pour l’entretien de ce stade. Vous êtes sans ignorer que, tous ceux-là qui veulent s’entraîner là bas, utilisent les bouteilles en plastique, il y a toujours des déchets qu’ils laissent tomber et tout. Il y a des agents qui sont là, qui sont des responsables, des pères de famille, qui doivent vivre, qui n’ont pas des salaires. Donc avec ces petits moyens, on donne des primes à ces gens qui travaillent là bas. Et nous nous efforçons aussi pour mettre à l’état notre stade. Il y a l’entretien, on doit peigner la pelouse », explique-t-il.

l’état actuel du stade cité par le commissaire, ne fait pas l’unanimité dans les chefs des journalistes sportifs de la place. Si pour les uns, cette infrastructure revêt d’une peau saine, les autres par ailleurs, affirment que c’est depuis l’arrêt de la linafoot, que ce stade n’est pas entretenu.

Par ailleurs, Si le commissaire, a mis l’accent sur un seul stade, le Stade manika est visiblement une jungle.

 Nos confrères de Mikuba Radiotélévision, ont réalisé un reportage, balayant l’état dans lequel, se trouve ce stade, la suite est bouleversante.

« À premier vu, l’on se demande si ce stade  est un stade de la rue, n’appartenant à personne », voilà comment le reporter présente cette installation sportive.

Et d’ajouter

« Ce stade est plus qu’une brousse, l’aire de jeu émaillée des trous ça et là, à cause des tentes posées lors des différentes manifestations extra sportives », avant de de conclure « le stade MANIKA n’est qu’une vache laitière non entretenue ».

Difficile à présent de trouver un consensus, les violons tardent à s’accorder et l’avenir nous en dira plus.

Wangu

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