Haut-Katanga: Impraticabilité de la route dite « du diable » qui relie Sakania à Lonshi

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Les chauffeurs qui empruntent la route nationale numéro 1, baptisée par les autochtones, « la route du diable », reliant Sakania à Lonshi, font face aux difficultés dues à son impraticabilité.

Sur cette route qui permet d’atteindre Lubumbashi, le chef-lieu du Haut-Katanga, les chauffeurs n’hésitent pas à prendre des risques.

Il est 13h00’, heure locale, lorsque, sans perdre même une seconde, le chauffeur monte dans sa voiture Hilux et appuie l’accélérateur. Au début, c’est une détenteéternelle, il s’amuse avec le volant dans une verdure à couper le souffle. Malheureusement, le temps de grâce est fini, et laisse place à celui du calvaire.  

Se trouvant devant la première contrainte, ce chauffeur évite le dépassementcompte tenu de l’exiguïté de la route. Le plus courtois peut se coincer dans les herbes pour céder le passage à son collègue qui vient dans l’autre sens. Malheureusement, devant lui, une rivière ; il est obligé de casser toute vitesse pour la traversée.

Les chauffeurs ne sont pas les seuls à souffrir sur ce trajet, les motocyclistes en payent, aussi, le prix.

Des cavités sont profondes, la route est tout sauf en bon état. Sur certains endroits, elle ne sert à rien. Les chauffeurs optent, même, pour la brousse juste, pour créer un contournement.

L’épreuve est si difficile, même à quelques secondes du tunnel. Naviguer sur une distance de 90 kilomètres, le chauffeur de l’Hilux a fait 4 heures de route pour voir le chef-lieu du territoire de Sakania.

Si, déjà, pendant la saison sèche, cette route laisse à désirer; lors de la saison pluvieuse les dégâts risquent de s’accentuer.

Wangu

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