RDC : Qui est Dénis KADIMA, le nouveau patron de la CENI?

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Le Président Félix Tshisekedi a confirmé, dans la soirée du vendredi 22 octobre, la nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Et ce en dépit de l’opposition de deux des huit confessions religieuses–catholiques et protestants–ainsi que des partis d’opposition et même de certains des membres de l’Union sacrée, comme Moïse Katumbi et Vital Kamerhe.

Qui est alors cet homme qui va prendre la tête de la CENI?

Né en République Démocratique du Congo, Denis Kadima détient un diplôme de licence en sciences politiques et administratives de l’université de Lubumbashi (1987), ainsi qu’un master et un diplôme post-universitaire en sciences politiques et administration des affaires de l’université du Witwatersrand en Afrique du sud.

Expert en élections, démocratie et bonne gouvernance et est doté de plus de 30 ans d’expérience professionnelle. Il a à son actif des compétences solides dans les domaines du leadership, la planification stratégique, la conception et la direction des programmes, la levée de fonds (fundraising), la gestion axée sur les résultats, le réseautage, la gestion des ressources humaines et la gestion financière.

De 1987 à 1992, il a été tour à tour chef de service et gérant de succursale à la Banque Commerciale Zaïroise (RDC) et de 1995 à 1998, il a dirigé le Programme de l’Ashoka Innovateurs pour le Public basé en Afrique du sud.

Ancien directeur du référendum et élections de l’ONU au Soudan (juillet 2010 à mars 2011) et conseiller technique principal du PNUD en Tunisie (avril à juillet 2011), il est aussi licencié en sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi (1987).

En tant que directeur de l’EISA, il a transformé avec succès cette organisation sous-régionale centrée sur l’Afrique australe en une ONG panafricaine et continentale respectée et influente et a développé et mis en œuvre une stratégie de levée de fonds ayant résulté à une augmentation des revenus de 33% en moyenne par an, sur une période de 10 ans. « Le revenu annuel moyen de l’EISA s’est élevé à 12 millions de dollars américains, contribuant à faire de l’Institut la plus grande et la plus influente des ONG africaines œuvrant dans le domaine des élections, de la démocratie et de la gouvernance », souligne-t-il.

En Tunisie où il a occupé le poste de conseiller principal du PNUD en 2011, Dénis Kadima a notamment, mis en place et dirigé l’équipe électorale de l’ONU, élaboré des stratégies et plans opérationnels appropriés pour l’organe tunisien de gestion électorale (ISIE) et intégré la dimension genre dans toutes les stratégies opérationnelles.

Il a mis en place une division référendaire et électorale intégrée et initié avec succès une diplomatie électorale auprès des États et bailleurs, et obtenu une levée de fonds qui a permis l’augmentation des ressources pour le fonds commun du PNUD au Soudan entre 2010 et 2011.

Sur le plan électoral, Dénis Kadima a dirigé et appuyé plusieurs missions d’observation et d’évaluation d’EISA et autres institutions durant sa carrière professionnelle.

Avec ses 30 ans d’expérience professionnelle dont 21 dans le domaine des élections, de la démocratie et de la bonne gouvernance, il ambitionne d’apporter à la CENI « l’intégrité morale, le professionnalisme, l’impartialité et l’objectivité qui sont vérifiables dans les institutions où il a travaillé ».

Polyglotte, il parle couramment l’anglais, le français, le lingala, le tshiluba et le swahili, et a des connaissances de base en kikongo et portugais.

En 2020, désigné par la Société civile électorale (Educiel) pour succéder à Corneille Nangaa à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sa candidature est ignorée. Mais porté par l’Église kimbanguiste en 2021, il est le choix de six des huit confessions religieuses congolaises dont les Communautés musulmane, kimbanguiste et salutiste et les Églises orthodoxe, du réveil et indépendante, contre les Églises catholique et protestante du pays qui l’accusent d’être trop proche du président Félix Tshisekedi.

Sa candidature est aussi contestée par certains mouvements de la population et par les alliances politiques de l’ancien président Joseph Kabila et de Moïse Katumbi. Les représentants confessionnels n’arrivent pas à trouver un consensus et l’Assemblée nationale entérine le choix Denis Kadima le 16 octobre 2021.

Wangu

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