Marche du 15 septembre : La CNDH a répertorié plusieurs cas d’extorsion d’argent, des téléphones portables et d’une moto

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La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a présenté, ce jeudi 23 septembre 2021, son rapport ponctuel sur les manifestations publiques organisées par la coalition LAMUKA le 15 septembre 2021.

Au regard des dérapages répertoriés, la CNDH demande aux autorités du pays de respecter le régime d’information prévu par la Constitution du 18 février 2006.

« La CNDH condamne sans embages toutes les violations des droits de l’homme perpétrées au cours de cette manifestation du 15 septembre. Elle formule des recommandations aux autorités pour que de telles situations ne se reproduisent plus. Nous demandons aux autorités de rester dans la logique de la Constitution. Que le régime d’information soit respecté. Mais aussi, vis-à-vis de la Police, que toutes les manifestations, autorisées ou non autorisées, puissent être encadrées correctement par les policiers », a déclaré Mwamba Mushikonke Mwamus, president de la CNDH.

Dans son bilan, la CNDH note aucun cas de décès. Elle énumère 6 blessés dont 3 à Mbandaka et 3 à Kinshasa, et 60 cas d’arrestations sur l’ensemble du territoire national dont 17 à Kinshasa parmi lesquelles, le journaliste Patient Ligodi.

La CNDH répertorie par ailleurs 64 cas de tortures, traitement cruel, inhumain et autres faits dégradants. Elle note parmi ces cas, l’extorsion d’argent, des téléphones portables et d’une moto au siège du parti politique Nouvel Elan, la pollution de l’air par des brûlures de pneus, conséquences de la répression par la Police au lieu de l’encadrement des manifestants.

« En ce qui concerne les droits violés, la CNDH note le report verbal du gouverneur, la répression des manifestants par la police au lieu de l’encadrement, le bousculade d’un des leaders de LAMUKA, en l’occurrence Mr Fayulu, l’utilisation des moyens inappropriés pour la sommation, l’extorsion par les éléments incontrôlés de la police des biens des manifestants, la non-prise en charge médicale des victimes (blessés) par l’Etat et les propos déplacés tenus à l’endroit des autorités publiques », a souligné la CNDH.

Dans les recommandations, la CNDH demande au Parlement d’initier de toute urgence une proposition de loi fixant des mesures d’application sur la liberté des manifestations publiques.

Elle demande au gouvernement d’assurer la formation des forces de sécurité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire, d’initier un projet de loi sur les mesures d’application sur la liberté d’exercice des manifestations, de veiller au maintien de l’ordre public et à la tranquillité sociale sans discrimination aucune et de donner injonction à l’Auditeur Général des FARDC pour ouvrir des enquêtes afin de poursuivre les auteurs présumés selon le cas;

Aux organisateurs des manifestations publiques, la CNDH demande de renforcer l’éducation civique des militants et d’éviter de se rendre justice vis-à-vis des autorités étatiques.

Wangu

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