Kolwezi : l’application du décret portant interdiction des emballages en plastique bat de l’aile

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Interdit, les sacs en plastique ont toujours cours légales à Kolwezi. Certains commerçants ne savent même pas que ces emballages sont interdits.  Le super marché Jambo est à ce jour parmi  les rares à opter pour des sacs biodégradables. Mais sa difficulté est grande.

Dans biens de marchés et supers marchés de Kolwezi, le sachet non biodégradable a encore la cote. « Je ne sais pas de quoi vous me parlez. Je n’ai jamais appris que l’utilisation de ces sachets est prohibée, s’étonne Véronique, une vendeuse au marché central. Ont-ils pris des dispositions en amont avant de l’interdire ? » Parfait Mulang, un autre vendeur s’interroge : « Pourquoi ne nous ont-ils pas sensibilisé ? Quelle est la solution de rechange qu’ils nous proposent?»

Mais le décor n’est pas le même sur avenue Kamina en commune Manika. Là se trouve Jambo market. Pendant que l’avant- midi des clients y sortaient, avec des sachets non biodégradables, l’après-midi, ce n’était plus le cas. Ils trimbalaient des sacs. « C’est bien que ce super marché ait pensé à ce genre d’emballage. Le sachet est néfaste pour l’environnement et la santé», se réjouit Jean-Jacques Nyembo, un client. «Nous devons nous habituer à ce nouvel emballage. Comme il n’est pas polluant, c’est une bonne chose », ajoute Christian Yav, un autre client.

 « Nous sommes respectueux des lois du pays »

Depuis le 30 juin, le décret du Premier ministre Bruno Tshibala interdisant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et autres emballages en plastique en RDC est entré en vigueur.

Bobette Kalombo, secrétaire de Jambo market/Photo Gloire Banza(Wangu RTV)

« Nous sommes respectueux des lois du pays. Nous ne pouvions que nous conformer à cette décision. Nous avons suivi cette sensibilisation et nous nous battons pour  respecter la loi », explique Bobette Kalombo, secrétaire de Jambo market. Mais, ce super marché peine à servir tout le monde. « Il faut que l’on nous aide avec des emballages car, cela a un coût sur nos activités », conclut-elle.

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